10 Août 2011
Suite à des travaux réalisés au niveau de la vanne de Hauster (Chaudfontaine), une catastrophe écologique majeure a eu lieu sur la basse Vesdre ce mercredi 3 août.


Les travaux nécessitaient l’ouverture de la vanne présente en bordure de Vesdre au niveau du parc de Hauster, ce qui a eu pour conséquence une déviation du courant sur la moitié droite de la Vesdre, abaissant ainsi le niveau de l’eau au niveau du barrage et, dès lors, privant d’eau la moitié gauche du cours d’eau.
Malgré les contacts préalables de l’entrepreneur avec la société de pêche locale – « Vesdre : Pêche et Nature » – qui avait mobilisé ses membres afin de remettre à l’eau les poissons qui se seraient retrouvés dans des fosses momentanément non alimentées sur la moitié gauche de la Vesdre, la catastrophe est cependant arrivée.
En effet, une fois les travaux sur la vanne terminés, celle-ci a été complètement refermée, privant alors totalement d’eau le tronçon de rivière situé à l’aval du barrage (plusieurs centaines de mètres jusque l’Ourthe), car ce dernier devait tout d’abord voir son niveau remonter avant que l’eau ne puisse continuer son chemin.
Le temps que l’on ne se rende compte de ce terrible geste, les poissons ont été confrontés dès cet instant à une privation totale d’eau. Cette privation, durant de trop longues minutes, n’a pu être que désastreuse pour la faune piscicole et halieutique de la basse Vesdre. Il est impossible de chiffrer les pertes tant les dégâts furent importants.
Ce tronçon de la Vesdre a connu une amélioration écologique importante à la fin des années 90, et depuis lors une augmentation de ses populations piscicoles (notamment grâce au travail de plusieurs années de repeuplement par les bénévoles de « Vesdre : Pêche et Nature » et de pratique de la pêche en « no Kill » garantissant un maintien des populations). Encore fragile aujourd’hui, il vient d’être anéanti, non par une pollution majeure comme la rivière en subit encore ponctuellement, ou par une pollution diffuse liée aux rejets d’eau usées, mais bien par un manque d’eau provoqué par l’Homme …



